{"id":341,"date":"2016-04-20T12:07:02","date_gmt":"2016-04-20T12:07:02","guid":{"rendered":"http:\/\/marialaet.com\/?p=341"},"modified":"2016-12-20T16:37:54","modified_gmt":"2016-12-20T16:37:54","slug":"isabel_junqueira","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/marialaet.com\/en\/textos\/isabel_junqueira\/","title":{"rendered":"La peau de tout"},"content":{"rendered":"<p class=\"qtranxs-available-languages-message qtranxs-available-languages-message-en\">Sorry, this entry is only available in <a href=\"http:\/\/marialaet.com\/pb\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341\" class=\"qtranxs-available-language-link qtranxs-available-language-link-pb\" title=\"PT\">PT<\/a>. For the sake of viewer convenience, the content is shown below in the alternative language. You may click the link to switch the active language.<\/p><p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019\u0153uvre de Maria Laet tourne le dos \u00e0 la fr\u00e9n\u00e9sie de la contemporan\u00e9it\u00e9. Devant ses images souvent impr\u00e9gn\u00e9es du rythme et de la sagesse de la nature s\u2019\u00e9prouve le hors temps d\u2019un espace premier. Ce n\u2019est pas un hasard si, dans la s\u00e9rie de photos <em>Milk on pavement<\/em> (2008), l\u2019une des rares \u0153uvres impliquant un \u00e9l\u00e9ment urbain, le lait d\u00e9pos\u00e9 sur les craquelures du ciment d\u2019un trottoir rassemble \u00e0 un fleuve vu du ciel. Dans un monde \u00e0 la fois sur-connect\u00e9 et virtuel, l\u2019artiste cherche \u00e0 susciter un contact physique, tangible, et \u00e0 laisser visible l\u2019empreinte de l\u2019existence humaine. Pour connecter l\u2019int\u00e9rieur avec l\u2019ext\u00e9rieur, elle cr\u00e9e une po\u00e9tique de la peau, faite de respiration, de regard, de souffle et de toucher. \u00ab\u00a0J\u2019ai l\u2019impression que plus la peau est fine, plus elle est sensible\u00a0\u00bb, explique-t-elle au sujet d\u2019<em>Avec la peau fine<\/em>, le titre de l\u2019exposition.<\/p>\n<p>Low-tech par principe, l\u2019\u0153uvre de Marie Laet, souvent en noir et blanc et dot\u00e9e de cadres fixes, privil\u00e9gie ses propres actions, m\u00eame quand elle se contente de contempler la nature. Dans la photo <em>Continuo (III) <\/em>(2015), elle s\u2019identifie avec une branche qui pousse au milieu d\u2019un lac et dont la pr\u00e9sence s\u2019allonge \u00e0 travers son reflet sur l\u2019eau. L\u2019\u00e9conomie de moyens techniques donne \u00e0 certaines de ses \u0153uvres l\u2019allure de ha\u00efkus tropicaux. Il en est ainsi de <em>Long Way (Paraty)<\/em> (2013), cette vid\u00e9o dans laquelle on observe le ballet des sables volcaniques et marins qui s\u2019entrem\u00ealent au fur et \u00e0 mesure que les vagues se brisent sur le bord de la plage. Ce besoin de dialoguer avec la nature s\u2019affirme encore davantage lorsque l\u2019artiste se maintient en \u00e9quilibre avec une pierre sur un tr\u00e9buchet d\u2019enfant (<em>Seesaw<\/em>, 2013). Elle admire pendant quelques minutes l\u2019impressionnante pr\u00e9sence min\u00e9rale, avant d\u2019\u00eatre \u00e9ject\u00e9e de la balan\u00e7oire par la fragilit\u00e9 de la condition humaine. Ou par le poids de cette pierre fa\u00e7onn\u00e9e par l\u2019\u00e9ternit\u00e9 du temps g\u00e9ologique.<\/p>\n<p>Dans une autre partie de son travail, Maria Laet r\u00e9alise une s\u00e9rie d\u2019interventions po\u00e9tiques qui connectent le corps humain et sa subjectivit\u00e9 avec le monde. Dans <em>Terra<\/em>, l\u2019une de ses s\u00e9ries les plus connues, l\u2019artiste r\u00e9alise des coutures sur diff\u00e9rents sols. A Canudos et au Parque Lage, celles-ci suivent le dessin sinueux des racines des arbres. Les actions (et surtout leur rendu final) ne sont jamais parfaitement ma\u00eetris\u00e9es \u2013 l\u2019encre de l\u2019ensemble de dessins <em>Di\u00e1logos. Sopro <\/em>(2008) a p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 les feuilles japonaises en suivant l\u2019alternance des souffles de deux personnes. La subtilit\u00e9 des gestes et le rythme de la d\u00e9marche de Marie Laet, consciente de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 de sa condition, semblent imiter le <em>modus operandi<\/em> savant de la nature. L\u2019artiste n\u2019impose pas sa pr\u00e9sence\u00a0: l\u2019\u0153uvre suit son propre flux comme l\u2019encre de chine qui envahit la pile de papiers lac\u00e9r\u00e9e de <em>Sobre o que n\u00e3o se cont\u00e9m<\/em> (2013).<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0A pele de tudo\u00a0\u00bb, dit l\u2019un de ses vers pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s de Arnaldo Antunes. En d\u00e9signant des membranes qui connectent le dedans et le dehors dans chacune de ses \u0153uvres, Marie Laet affirme sa pr\u00e9sence d\u00e9licate et d\u00e9complex\u00e9e dans une \u0153uvre construite comme une arch\u00e9ologique de l\u2019intangible.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sorry, this entry is only available in PT. For the [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":true,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-341","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-textos"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p8avjY-5v","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/marialaet.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/marialaet.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/marialaet.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/marialaet.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/marialaet.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=341"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/marialaet.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":346,"href":"http:\/\/marialaet.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/341\/revisions\/346"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/marialaet.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=341"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/marialaet.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=341"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/marialaet.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=341"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}